LA PHILATÉLIE, TÉMOIN DE L'HISTOIRE
Documentation philatélique replacée dans son contexte historique

URL du site : http://www.histoire-et-philatelie.fr


La France menacée puis assujettie (1939-1945) 


Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé
se condamnent à le revivre.
G. Santayana







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La France sous le régime de
l'ÉTAT FRANÇAIS
  
Camps de déportation
  








Pour les camps d'internement en Algérie voir l'encart
"Les camps d'internés civils français et étrangers en Algérie"





Drapeau nazi

LES CAMPS D'INTERNEMENT EN FRANCE
POUR LES RESSORTISSANTS DES PAYS EN GUERRE AVEC L'ALLEMAGNE


Il s'agit essentiellement des internés civils ayant un passeport d'un pays du Commonwealth britannique ou, après le débarquement en Afrique du Nord, ayant un passeport américain, ou après septembre 1943 ayant un passeport italien.

• GRANDE CASERNE DE SAINT-DENIS
Caserne de St Denis
Verso
Carte postale envoyée par l'interné indiquant son adresse et les jours de visite.

Caserne de saint denis
Carte d'un détenu à la Grande Caserne de Saint-Denis, (le même que ci dessus) datée 27/11/42

lettre pour un internéaméricain  à la Grande caserne de St denis
verso
Lettre des États-Unis pour un interné anglo-saxon à la Grande Caserne de Saint-Denis oblitérée de Chicago 13/2/42 et censure américaine au départ et allemande à l'arrivée
• GRAND-HOTEL DE VITTEL
Dans un premier temps, ce sont les cartes postales avec réponse du Frontstalag 142 de Besançon pour prisonniers de guerre qui sont utilisées à Vittel par les internés civils des pays ennemis de l'Allemagne :

Frontstalag 142 de Vittel
Carte postale avec réponse du Frontstalag 142 de Besançon, utilisée par une internée anglophone à Vittel 23/5/41, écrite en anglais, censure du frontstalag et griffe "Geprüft u. zur / Beforderung zugelassen" (vérifié et autorisé pour acheminement)

Hotel de Vittel
verso
intérieur réponse
Formulaire double avec réponse envoyée du Grand-Hôtel de Vittel pour Nogent-sur-Marne, rédigée en anglais 21/1/44


Courrier des internés civils

Il semble que tous les ressortissants étrangers de pays en guerre avec l'Allemagne n'aient pas été internés comme en témoigne ce message Croix-Rouge d'un Britannique habitant Paris et qui écrit à Londres :

Message Croix rouge d'un Britannique à paris pour Londres 1942
Message Croix-rouge en anglais d'une Britannique vivant à Paris adressé à Londres. Imprimé du Service Social d'aide aux Emigrants par le "PRÄSIDIUM DES DEUTSCHEN ROTEN KREUZ". Départ 16/2/42, cachet croix-rouge allemande en France, transit Genève 31/3/42, censure britannique. Pas de réponse au verso.





LES AUTRES CAMPS D'INTERNEMENT EN FRANCE


1. LES CAMPS DE «NOMADES»

Il s'agit de camps pour « individus sans domicile fixe, nomades et forains, ayant le type romani ». Ils étaient Gitans, Roms et Tsiganes.
Voir une liste exhaustive dans :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_camps_d%27internement_de_%C2%AB_nomades_%C2%BB_en_France
LE CAMP DE MONTREUIL-BELLAY
Du 8 novembre 1941 au 16 janvier 1945, il abrita des "nomades",

Cachet de franchise du camp
Cachet administratif du Camp
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_concentration_de_Montreuil-Bellay

2.0 LES CAMPS DE RÉFUGIÉS JUIFS OU ESPAGNOLS

Ils sont destinés "aux étrangers soumis à une surveillance spéciale permanente, dans l'intérêt de l'ordre ou de la sécurité publics".
La multiplication des camps dans le sud de la France est la conséquence d'un double afflux de réfugiés. D'une part, les immigrants juifs de l'Est (Ostjuden), que la politique d'accueil de plus en plus restrictive conduit derrière les barbelés français dès lors qu'ils ne présentent pas une assurance financière suffisante (dispositions adoptées en février 1935, précédant la promulgation des lois raciales de Nuremberg en septembre 1935, par les décret-loi du 2 mai 1938 et lois du 14 mai 1938 ; quant au décret-loi du 12 novembre 1938, c'est ce dernier texte qui institue les centres d'internement, visant à compléter l'assignation à résidence par le décret-loi du 2 mai).
D'autre part, l'afflux des victimes de la guerre d'Espagne. Trois ans après que le général Franco eut renversé par un coup d'état militaire le gouvernement républicain de Madrid, la chute de Barcelone, le 26 janvier 1939, jette sur les routes trois cent mille civils et deux cent mille militaires environ.
La décision est prise par le gouvernement français, sans consultation des responsables locaux, d'interner les femmes, enfants et invalides, puis les hommes jeunes et valides. Dans tous les cas, les camps sont installés très rapidement, dans la plus grande improvisation et le dénuement le plus complet. Les réfugiés espagnols sont en surnombre, la solution est censée être transitoire.
http://www.septfonds.com/histoi/pdf/Camp_de_Septfonds.pdf

La démobilisation des soldats français et le chômage dû aux dommages de guerre conduit le régime à empêcher les étrangers "qui ne peuvent regagner leur pays d'origine" de prendre un travail que pourrait exercer un Français. Des Groupements de Travailleurs Étrangers sont créés sous la tutelle du Commissariat à la lutte contre le chômage, puis du Ministère de l'Intérieur.

LE CAMP DE RECEBEDOU

Le camp du Récébédou était un camp d'internement pour les Juifs et les Espagnols républicains, créé en février 1941 et fermé en septembre 1942, situé sur la commune de Portet-sur-Garonne, au sud de Toulouse (Haute-Garonne). Des convois ferroviaires ont emmené les internés, via Drancy, vers Auschwitz et d'autres camps d'extermination. Wikipedia

Camp du recebedou
Verso
Lettre du Camp de Récébédou pour Genève avec censure "MINISTERE DE L'INTERIEUR / CENSURE // SURETE NATIONALE / CAMP DE RECEBEDOU / (Pyr-Orl)" et timbre-à-date PORTET SUR GARONNE 12/11/4?

camp du Récébedou
verso
Lettre d'un Juif allemand du Camp de Récébédou pour le "Comité pour les Réfugiés Juifs frappés par la Guerre" à Genève avec censure "MINISTERE DE L'INTERIEUR / CENSURE // SURETE NATIONALE / CAMP DE RECEBEDOU / (Pyr-Orl)" et timbre-à-date PORTET SUR GARONNE 3/12/41

camp des Milles

LE CAMP DES MILLES

Entre 1939 et 1942, il a connu l'internement d'étrangers et d'antifascistes de 38 nationalités pour devenir finalement une antichambre d'Auschwitz avec la déportation de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants juifs en août et septembre 1942 dans le cadre de la Shoah.
Wikipedia

Lettre en provenance du camp des Milles
Lettre en provenance d'un Juif du Camp des Milles 13/9/41
Source : http://www.apra.asso.fr/Camps/Fr/Camp-LesMilles.html#doc1

LE CAMPS DE GURS

Le camp de Gurs était un camp de réfugiés construit en France à Gurs près d'Oloron-Sainte-Marie dans les Basses-Pyrénées par le gouvernement d'Édouard Daladier entre le 15 mars et le 25 avril 1939 pour accueillir des anciens combattants de la Guerre civile espagnole après la prise de pouvoir du général Franco.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, le même gouvernement y interna des citoyens étrangers ressortissants des pays en guerre contre la France ainsi que des militants français du Parti communiste favorables au Pacte germano-soviétique.
Après l'armistice du 22 juin 1940 il fut utilisé comme camp d'internement mixte pour accueillir des Juifs de toutes nationalités – sauf française – capturés et déportés par le régime nazi dans des pays sous son contrôle (Allemagne, Autriche, Belgique, Pays-Bas). Près de 4 000 Juifs furent transférés au camp de Drancy, entre le 6 août 1942 et le 3 mars 1943, puis en Pologne au camp d'Auschwitz où ils furent presque tous exterminés.
Wikipedia

Camp d'Accueil de Gurs
lettre
Lettre du Service de Santé de la Croix-Rouge du "Camp d'Accueil de Gurs" pour le Maire de Gurs 21/12/40

Camp de Gurs
verso
Lettre d'un détenu au Camp de Gurs pour Philadelphie (USA) affranchie au tarif étranger à 14F50 ( LSE : 2F50 + surtaxe aérienne 12F/10g) avec cachet de censure : "MINISTERE DE L'INTERIEUR / DIRECTION GENERALE / DE LA / SURETE NATIONALE / DIRECTION DU CAMP DE GURS / CENSURE No 3" avec oblitération ""CAMP DE GURS BASSES PYRENEES" 18/1/41

LE CAMP DE RIVESALTES (PyrÉnÉes-Orientales)

Camp de réfugiés qui aura jusqu'à 10 000 occupants, environ la moitié de réfugiés espagnols et un tiers de Juifs étrangers ou apatrides. Le camp abrite des familles mais les hommes ne sont pas hébergés dans les mêmes baraques que les les femmes et enfants.

camp de Rivesaltes
verso
Lettre par exprès du camp de Rivesaltes pour l'Indre avec timbre-à-date du Camp 21/9/42, censure du camp "MINISTERE DE L'INTERIEUR / CENSURE // DIRECTION / de la SURETE NATIONALE / Direction du Camp de RIVESALTES / (Pyr.-Or.)"

Rivesaltes
verso
Lettre d'un interné au camp de Rivesaltes pour les USA avec timbre-à-date du Camp 4/4/41, censure du camp "MINISTERE DE L'INTERIEUR / CENSURE // DIRECTION / de la SURETE NATIONALE / Direction du Camp de RIVESALTES / (Pyr.-Or.)" et transit Marseille 5/4/41

LE CAMP DU VERNET

Le camp du Vernet a servi à regrouper les 12 000 combattants espagnols de la Division Durruti dès 1939 après la défaite de la République espagnole.
À la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, les étrangers « indésirables », les intellectuels antifascistes, les membres des Brigades internationales sont internés au Vernet.
En 1940, sont internés tous les étrangers considérés comme suspects ou comme dangereux pour l'ordre public.
À partir de 1942, il sert aussi de camp de transit pour les juifs arrêtés dans la région. En juin 1944, les derniers internés sont évacués et déportés à Dachau. Au total environ 40 000 personnes de 54 nationalités ont été internées dans ce camp, principalement des hommes, mais aussi des femmes et des enfants.
Wikipedia

camp du Vernet
Lettre de l'Administration du Camp du Vernet pour la Croix-Rouge à Genève, avec cachet déesse assise "CAMP DU VERNET D'ARIEGE / le Directeur " et timbre-à-date "AIX LES THERMES A TOULOUSE" 20/12/41

LE CAMP DE SEPTFONDS

Le camp de Septfonds, tout à la fois camp de rassemblement et d'internement français pour étrangers entre 1939 et 1940, fut un camp d'internement et de déportation de Juifs avant la rafle d'août et les convois d'août et de septembre 1942.
sorce : http://www.septfonds.com/histoi/pdf/Camp_de_Septfonds.pdf

Camp de Septfond
Lettre de service du Camp de Septfonds 27/11/40 avec cachet de franchise "CAMP DE JUDES / SEPTFONDS (T&G) // Le vaguemestre"

LE CAMP DE NOÉ

Le 20 septembre 1940, le cantonnement de Noé est transformé en centre de séjour surveillé (camp d'internement) accueillant des réfugiés étrangers : des travailleurs espagnols et des Belges.
Entre le 17 et le 28 février 1941, 1 500 étrangers sont transférés à Noé en provenance d'autres camps (Gurs en particulier).Les internés se divisent en deux sous-ensembles : 900 républicains espagnols réfugiés, dans la force de l'âge et souvent devenus infirmes lors de la guerre civile et 600 juifs allemands en moyenne plus vieux et avec une grande proportion de femmes. En principe, ils ont tous besoin de soins.
Des réfractaires au STO et des internés économiques pour marché noir sont aussi envoyés à Noé dans le cadre de la répression de Vichy.
Les déportations commencent en juillet 1942 en zone occupée (rafle du vel'd'hiv) puis en août et septembre 1942 en zone non occupée. Le sud de la France devient alors la seule zone d'Europe d'où partent des déportés raciaux vers Auschwitz alors qu'il n'y a pas d'Allemands sur place. En Haute-Garonne, ces convois sont organisés depuis deux camps : le Récébédou à Portet et Noé.
En mai 44, les 175 derniers juifs étrangers du camp sont déportés à leur tour. Les Allemands s'installent sur le site et vident le camp de tous les internés valides (244) qui sont envoyés travailler dans des camps de concentration. Il reste alors 306 personnes : mères de familles, mutilés et malades.
Le 19 août 1944, après le départ des Allemands, les maquisards libèrent les derniers internés. Le camp devient alors un lieu de détention des Français présumés collaborateurs dans l'attente de leur jugement, c'est-à-dire sous contrôle judiciaire, puis des personnes condamnées provenant de différents camps. Il ferme définitivement en 1947.

Source : http://www.musee-resistance31.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=202&Itemid=263

Censure camp de Noé
Lettre pour le camp de Noé
Lettre des USA pour un interné au Camp de Noé 1/7/41, avec cachet de censure postale du camp.

http://www.apra.asso.fr/Camps/Fr/Accueil-Camps.html






LES CAMPS DE TRANSIT EN FRANCE
VERS LA DÉPORTATION


Ces camps serviront de transit pour les déportés "de persécution" (Juifs, Tsiganes, homosexuels..) et pour les déportés "de répression" (Communistes, Résistants, politiques ...).
Certains de ces camps serviront aussi de réserve "d'otages" qui seront fusillés en représailles, notamment au Mont-Valérien à Suresnes, près de Paris.

  • Camp de Drancy

  • D'août 1941 à août 1944, le camp de Drancy a été la plaque tournante de la politique de déportation antisémite en France.
    Situé au nord-est de Paris, dans la ville de Drancy, ce camp a été pendant trois ans le principal lieu d'internement avant déportation vers les camps d'extermination nazis; pour la majorité des convois ce fut pour Auschwitz.
    Sur 76 000 hommes, femmes et enfants juifs déportés de France, 67 000 le furent à partir de Drancy. Moins de 2 000 des déportés de Drancy sont revenus, soit à peine 3 %.
    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_Drancy

    Camp de Drancy
    Lettre du 3 décembre 1941 d'un interné au Camp de Drancy avec censure "CAMP D'INTERNEMENT DE DRANCY / BUREAU DE LA CENSURE // PREFECTURE / DE / POLICE".

  • Camp de Pithiviers

  • Le camp a été construit au début de la Seconde Guerre mondiale avec l'objectif d'y héberger des prisonniers de guerre allemands.
    Après l'armistice du 22 juin 1940, il est utilisé d'abord pour des prisonniers de guerre français.
    À partir de mai 1941, le gouvernement de Vichy transforma le camp de prisonniers de guerre en camp de transit pour les Juifs arrêtés lors des rafles.
    Six convois partirent de Pithiviers entre le 25 juin et le 21 septembre 1942, transportant 6 079 Juifs vers Auschwitz pour y être exterminés.
    Il n'y eut que 115 survivants à la Libération, soit 1,8 % des déportés.
    Le camp de Pithiviers fut évacué en octobre 1943 pour être transformé en camp de concentration pour détenus politiques.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pithiviers_(camp_de_transit)

    Camp de Pithiviers
    verso
    Formulaire de correspondance du camp de Pithiviers avec cachet "ETAT FRANCAIS / Sûreté Nationale // Camp / de / PITHIVIERS / Le Commandant"

  • Camp de Compiègne Royallieu

  • Plus de 54 000 résistants, militants syndicaux et politiques, civils raflés, Juifs y ont été internés.
    50 000 d'entre eux ont été déportés dans les camps de concentration et d'extermination d'Auschwitz, Ravensbrück, Buchenwald, Dachau, Sachsenhausen, Mauthausen, Neuengamme.
    Le Frontstalag 122 s'est caractérisé notamment par l'internement et la déportation des « politiques » et personnalités « otages » : communistes, syndicalistes, résistants et civils.
    Le « camp C », ou le camp juif, tenu au secret, était déjà, vu les conditions d'internement qui y régnaient, un lieu d'extermination par la faim et la maladie.
    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_Royallieu

    Camp de Compiègne
    Lettre pour le Frontstalag 122 du camp de Compiègne 30/8/41 avec censure à l'arrivée au camp

    Camp de Compiègne
    Courrier d'un "interné depuis deux mois et demi" à Compiègne qui utilise un formulaire de prisonnier de guerre (mention Deutschland (Allemagne) caviardée) avec cachet de censure du Front Stalag 122 27/2/42

    Colis pour le frontstalag de Compègne

  • Camp de Beaune-la-Rolande

  • Ce camp initialement construit en 1939 pour les (futurs) prisonniers allemands fut ensuite utilisé pour les soldats français capturés avant leur envoi en Allemagne, puis pour les Juifs étrangers et enfin les Juifs français avant leur départ pour Auchwitz (via Drancy).


    Formulaire du Camp de Beaune-la Rolande
    Formulaire de correspondance avec partie pour la réponse, envoyée du Camp de Beaune-la Rolande pour Paris,oblitérée 4/5/43, avec cachet administratif "DEPARTEMENT DU LOIRET / PREFECTURE // CAMP / BEAUNE-La-ROLANDE / Le Commandant" et griffe violette "BEAUNE-LA-ROLANDE / CENSURE"

  • Fort de Romainville (commune des Lilas)

  • C'était un centre où étaient retenus des otages, les prisonniers étaient gardés au fort de Romainville en vue d'être fusillés en représailles d'actions de la Résistance, la plupart au Mont-Valérien.
    Il deviendra un des principaux lieux de transit avec Compiègne vers les Camps de concentration nazis pour les déportés par mesure "de répression" comme Drancy sera le principal camp de transit des déportés par mesure "de persécution".
    À partir de février 1944, ce sont presque exclusivement des femmes qui y sont enfermées. Les historiens estiment à 7 000 les résistants internés au Fort de Romainville avant leur déportation vers les camps, dont plus de la moitié étaient des femmes.
    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_de_Romainville

    Lettre du Fort de Romainville
    verso
    Formulaire utilisé au départ du Fort de Romainville, posté aux Lilas (bureau de poste situé à côté du fort) avec censure "FR_STALAG // 122 / GEPRUFT" 23/1/43

    Voir aussi : http://www.apra.asso.fr/Camps/Fr/Accueil-Camps.html

  • Camp de Choisel à Chateaubriant

  • Le camp de Choisel était un camp d'internement situé en France, dans la commune de Châteaubriant, en Loire-Atlantique (à l'époque Loire-Inférieure).
    Après avoir abrité des prisonniers de guerre en 1940, il est connu à partir de 1941 sous le nom de Centre de séjour surveillé de Choisel, dépendant du sous-préfet et mis sous la surveillance des gendarmes français. Il abrite alors des nomades, des détenus de droit commun et des détenus politiques dont la plupart étaient communistes.

    21 août 1941 : loi sur les otages : tous les détenus du camp sont considérés comme otages.
    20 octobre 1941 : exécution du lieutenant-colonel Hotz à Nantes, par un commando de jeunes résistants communistes qui entraînera l'exécution de 27 otages du camp le 22 octobre, dont Guy Môquet.

    Camp du Choisel à Chateaubriant
    Ancienne carte pour prisonnier de guerre (allemand !) utilisée par un détenu du Camp de Choisel à Chateaubriant avec censure "CENTRE DE SEJOUR SURVEILLE / ★ CENSURE ★ // de Choisel / CHATEAUBRIANT", oblitérée Chateaubriant 22/11/41

  • Camp de la police nationale de Saint-Sulpice la Pointe (Tarn)

  • D'abord conçu pour abriter des réfugiés étrangers dont les Belges au printemps 1940, il sera "réservé aux indésirables" dès octobre 1940 (communistes, syndicalistes, anarchistes ..... dont beaucoup seront ensuite envoyés dans des camps en Algérie). A partir de 1942, il abritera des Juifs étrangers qui seront ultérieurement envoyés dans des camps en Allemagne. Plus de 4 600 personnes sont passées par ce camp de 1940 à 1944.

    Camp de Saint-Sulpice
    Carte postale d'un détenu au camp de saint-Sulpice pour pau, affranchie à 60c, oblitérée "SAINT-SULPICE LA POINTE / TARN" (date illisible mais après janvier 42), avec cachet de censure rectangulaire encadré 54 x 19 mm "CAMP / DE LA POLICE NATIONALE / ST-SULPICE (Tarn)"





LES DÉPORTÉS ET INTERNÉS CIVILS EN ALLEMAGNE

Il s'agit de civils déportés par les autorités allemandes en raison de leur race, de leur religion, de leurs idées politiques, de leurs actions de résistance active ou politique ou de leurs pratiques sexuelles.
Les camps portent le nom de « Konzentrationslager » (K.L. en abrégé).

1934 :
Création des camps de Dachau et d'Oranienbourg destinés à recevoir des Allemands suspects d'hostilité à l'État hitlérien.

1939 :
Il existe une vingtaine de camps placés sous le contrôle de Himmler et des sigle SS dont Buchenwald, Auschwitz, Maidanek, Mauthausen, Neuengamme, Bergen-Belsen et Ravenbrück. Buchenwald contiendra jusqu'à 40 000 personnes.
A la tête du camp il y a le Commandant et les sigle SS.
En dessous les «Kapos", généralement de droit commun un peu mieux nourris et traités pour lesquels seul un zèle brutal leur permet de conserver leur privilèges, enfin les responsables de block.

carte des Camps
Carte des Camps de concentration et d'extermination
source : wikipedia

A partir de 1942, le nécessaire effort de guerre change l'esprit des camps. Les déportés sont organisés en Kommandos et sont utilisés pour les travaux collectifs ou industriels.
Un petit nombre de ces déportés ont été incarcérés dans des prisons "ordinaires", qui, contrairement aux "camps", pouvaient être visités par la Croix-Rouge.
Il existe un très grand nombre de lettres de ces déportés des camps vers leur famille et très peu dans l'autre sens. Le courrier à destination de la France est relativement rare.
Beaucoup de ces documents sont en mauvais état.

  • Oranienburg
    Georges Mandel et Paul Reynaud ont été incarcérés à Oranienburg.

  • carte-lettre enprovenance d'oranienbourg
    carte-lettre d'un Français déporté à Oranienbourg pour son épouse à Clichy, avec censure allemande et oblitération "ORANIENBOURG / 1" 7/3/44

  • Buchenwald
  • Georges Mandel et Léon Blum ont transité par Buchenwald.

    carte de Buchenwald
    Carte postale envoyée par un Français déporté à Buchenwald à son épouse à Agen, oblitérée "WEIMAR BUCHENWALD / b" 1/3/44, censure allemande "Ae" et griffe "n'écrivez qu'en Allemand !"

    Entrée d'Auschwitz
    Entrée d'Auschwitz
  • Auschwitz

    Auschwitz a "abrité" des déportés juifs français.
    Plusieurs types de formulaires et de cachets de censure ont été répertoriés.


  • Lettre d'Auschwitz
    Formulaire à plier d'un déporté à Auschwitz pour le Protectorat de Bohème et Moravie avec censure "Geprüft / 6 / K.L. Auschwitz", oblitérée "AUSCHWITZ (OBERSCHLES) 2 / a " 28/3/44

    Enveloppe d' Auschwitz
    Formulaire de correspondance d'Auschwitz
    Enveloppe (couleur verte deux colonnes à gauche) et formulaire utilisés par un déporté à Auschwitz pour Kalish (Pologne), censure rouge encadrée "Postzensurstelle / K.L. Auschwitz / geprüft:...." oblitérée "AUSCHWITZ (OBERSCHLES) 2 / a " 12/2/42

  • Sachsenhausen

  • censure de Sachsenhausen
    Lettre d'un détenu avec cachet de censure "PostzensurStelle / K.L. Sachsenhausen // D" et cachet postal de Oranienburg 15/7/44 et censure de Frankfurt (Ae).

  • Dachau

  • cachet de Dachau
    lettre administrative de dachau
    Lettre administrative de Dachau pour Mayence avec cachet administratif "Waffen sigle SS / Konzentrationlager Dachau / (aigle à croix gammée) /2" et oblitération de Munich 28/10/44

    Formulaire de Dachau
    Formulaire utilisé à Dachau 20/1/43

  • Mauthausen

  • cachet administratif du camp de Mauthausen Cachet du Commandant du camp de Mauthausen
    Lettre du Commandant SS de Mauthausen
    Verso
    Lettre de la Kommandantur du camp de concentration de Mauthausen pour Wien 23/4/44 avec cachet de censure SS du camp au recto et cachet administratif de la Kommandantur SS au verso

    Matthausen
    Enveloppe philatélique commémorative de la libération du camp de Mauthausen 8/5/49 avec cachet spécial "MAUTHAUSEN / (tour et barbelés) / NIEMALS WIEDER" (plus jamais !)

  • Ravensbrück (camp pour femmes)

  • cachet ravensbrück
    Ravensbrück
    Lettre de service du Camp de Ravensbrück pour Berlin avec cachet administratif "Konzentrationlager / K.L. Ravensbrück // (aigle à croix gammée) / Post Fürstenberg (Meckl)" et timbre-à-date "FURSTENBERG (MECKL) / b" 19/1/42 et grande griffe violette (faible) " SS Feldpost"

    Formulaire utilisé à Ravensbrück
    Enveloppe du Camp pour femmes, impression grossière en noir, de Ravensbrück pour la Pologne affranchie (mais timbre arraché par la censure) et avec cachet de censure du Camp.

    Enveloppe de Ravensbrück
    Enveloppe, imprimée en rouge, du Camp pour femmes de Ravensbrück pour la Pologne affranchie et oblitérée 15/8/44 avec cachet de censure du Camp.

  • Struthof (en Alsace annexée )

  • Voir l'encart spécial Le camp de concentration du Struthof à Natzweiler



  • Stutthof (à ne pas confondre avec le Struthof en Alsace)


  • Sutthof waffen SS
    Lettre du Stutthof
    Lettre d'un soldat allemand gardien au Stutthof avec cachet "Waffen SS 4/11 TotenKopfsturmbann / Stutthof// (aigle nazi)" 24/3/45

    mémorial des camps DDR
    "Pour la construction d'un mémorial national à Buchenwald, Ravensbrück Sachsenhausen / Prix de vente : 0.50 DM"
    (Y&T Allemagne Orientale BF No 5)



    Nombreux timbres et blocs ont été émis en mémoire des camps de concentration. La surtaxe de certains a été consacrée à la construction de mémoriaux.

    Timbre d'Autriche sur le libération des camps
    Exposition "NE JAMAIS OUBLIER" à Vienne 1946


    Bloc de RDA pour un momument à Buchenwald sur lettre
    "Pour la construction d'un mémorial national à Buchenwald, Ravensbrück Sachsenhausen / Prix de vente : 0.40 DM", (Y&T Allemagne Orientale BF 8) sur lettre pour Tunis avec le timbre 750ème anniversaire de Dresden en premier jour

    Oblitération temporaire
    Oblitération temporaire pour l'inauguration du Mémorial de la Déportation à Buchenwald 15/9/58

    Les déportés "non-raciaux" ont été évalués à 65 000.

    La correspondance de France vers les déportés sera influencée par les vicissitudes de la guerre notamment fin 1944/ début 1945. Les circulaires et notes des PTT informent le public de tout changement.

    Courrier pour les déportés en Allemagne
    suite et fin

    Courrier des déportés à rédiger en Allemand
    suite et fin




    L'AIDE AUX INTERNÉS ET DÉPORTES CIVILS

    Selon la "catégorie" des internés et prisonniers civils, les contacts avec l'extérieur sont plus ou moins restreints, voire nuls pour les "Nacht und Nebel".

    La Croix-Rouge essaie dans la mesure de ses moyens et selon les restrictions imposées par l'occupant d'aider les personnes par l'envoi de colis.

    Les maires des communes et autres organisations doivent passer par l'intermédiaire de la Croix-Rouge.

    Envoi de Colis Croix-Rouge
    verso
    Carte postale de la Croix-Rouge accusant réception de fonds pour l'envoi de colis.21/4/44

    Voir aussi le chapitre détaillé "L'aide aux prisonniers de guerre et à leur famille"









     
    La France sous le régime de
    l'ÉTAT FRANÇAIS
      
    Camps de déportation
      




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    BIBLIOGRAPHIE PHILATÉLIQUE

    Bibliographie Philatélique

    OUVRAGES GÉNÉRAUX


    "YVERT & TELLIER Catalogue Mondial de Cotation", éditions Yvert et Tellier, Amiens

    "MICHEL Catalogue Mondial de Cotation", éditions Schwaneberger Verlag GmbH, München, Allemagne.

    "MAURY CERES & DALLAY" catalogues de cotation timbres-poste, Editions Arthur Maury.

    "MARIANNE Timbres de France", par J.F. Brun, J. Storch et R. Françon, catalogue Fédéral 1984-85

    "Catalogue des Oblitérations Militaires Françaises 1900-1985", 1987 par Bertrand Sinais.

    "Histoire de la Poste Navale" ",par Jacques Mériaux, tome II, thèse de doctorat d'histoire, Editions Bertrand Sinais, 1998

    "La Poste Navale 1943-1963",par Jacques Mériaux édité par l'Echo de la Timbrologie1974

    "Catalogue des Oblitérations Navales Françaises 1771-1986" par Bertrand Sinais 1987.

    "Catalogue Mondial des Coupons-Réponse" tome 1 et tome 2 par André Hurtré, publiés par l'Académie de Philatélie en 2010 et 2014.

    "The International Postage Meter Stamp Catalog", by Joel A. Hawkins & Richard Stambaugh, published by the authors, 2005. L'essentiel de l'ouvrage a été repris sur le site : http://en.wikibooks.org/wiki/International_Postage_Meter_Stamp_Catalog

    "La Poste aux Armées" par Maurice Ferrier Editions Sun, 1975.

    "Le service postal dans les armées 1968-2010" par Pierre Couesnon, Amicale de la Poste aux Armées 2011.

    "World History Stamps Atlas" par Stuart Rossiter et John Flower, Editions MacDonald & Co (Publishers) Ltd, 1989 (WHSA--)

    "Catalogue des Entiers Postaux des Colonies Françaises" édité par l'Association des Collectionneurs d'Entiers Postaux (ACEP) en 2001,

    "Les Entiers Postaux de France et Monaco" par J. Storch, R. Françon et B. Sinais, Editions Bertrand Sinais 2005.

    "Catalogue des Oblitérations Mécaniques Françaises (sauf SECAP après 1960)" par Gérard Dreyfuss éditions Yvert et Tellier 1994,

    "Les Tarifs Postaux Français 1627-1969 et 1969-1988", par J.-P. Alexandre - Barbey - J.F. Brun - G. Desarnaud et Dr R. Joany éditions Brun et Fils, 1989.

    "Catalogue des Cartes Postales de Franchise Militaire", par Bertrand Sinais et André Weingarten, Editions Philoffset, Marseille, 1992

    "Civil and military censorship during world war II", par Dr H.F. Stich, W.Stich et J Specht, Vancouver, 1993

    "Die Postzensur Handbuch und Katalog" par Karl Kurt Wolter Band II Neuzeit (1939-1965) Druck und Verlag Georg Amm, 85 Nürnberg, 1966

    "History of British Army Postal Service" Vol III 1927-1-63 edited by Edward B. Proud, 1982

    "Geographic locations of US APOs 1941-1978" par James Shaffer du War Cover Club Octobre 1979.

    Articles des "Feuilles Marcophiles", publiés par l'Union Marcophile.

    Articles des revues philatéliques "Le Monde des Philatélistes", "Timbroscopie", "Timbres Magazine", "La Philatélie Française", "L'Écho de la Timbrologie"..

    Site internet "Philatélie Française" http://www.philateliefrancaise.fr



    OUVRAGES ET ARTICLES SPÉCIFIQUES

    "La difficile organisation de la poste civile italienne dans les zones annexées en 1940" par Claude Gérard dans "Documents Philatéliques", N°206, 4ème trimestre 2010.

    "L'Occupation Italienne en France à travers son service postal militaire (1940-1943)" par Claude Gérard, supplément au N° 338 des "Feuilles Marcophiles", 3ème trimestre 2009.

    "The Saint-Nazaire pocket August 1944- May 1945" par Robert E. Stuckey publié par la France and Colonies Philatélic Society of Great Britain (1982) (ref SNP-).

    "Die Funknachrichtenkarten des Eingeschlissenen Kanal- und Atlantikfestungen 1944-1945" par Karl Heimann édité par la Poststempelgilde «Rhein-Donau» e.V. à Düsseldorf 1980 (ref: FNK-).

    Les entiers postaux allemands de 1933 à 1945» par M.Carrion, paru en 1975.

    La Poste en Alsace 1940-1945» édité par la SPAL, 1986.

    La Poste Allemande en Alsace par R. Damel et X Pigeron, décembre 1981 .

    La Poste Allemande et les Français servant dans l'armée allemande (1941-1945) / Le courrier des Français prisonniers de guerre en Allemagne (1940-1945) par R. Damel et X Pigeron, Mai 1985 .

    La Poste Allemande et le Courrier des déportés et le Courrier des Internés par R. Damel et X Pigeron, Mai 1987 .

    Les cartes postales familiales interzone / Type Iris sans valeur par Gérard Fabrègue, Bulletin No 96 du Club Marcophile de la Seconde Guerre Mondiale, Janvier 2012 .

    Les Chantiers de la Jeunesse par Gérard Apollaro, Bulletins No 53 et 54 du Club Marcophile de la Seconde Guerre Mondiale, Janvier 2000 .

    La France et le Courrier de la Seconde Guerre Mondiale par Albert Lasserre, Imprimerie Ménard, toulouse, 1995Janvier 2000 .


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